1. DIEUX ET RELIGION
    1. Dieux Hyboriens
    2. Dieux Stygiens
    3. Dieux Nordiques
    4. Dieux Shemites
    5. Dieux des Royaumes Noirs
    6. Autres Dieux

  2. LA SORCELLERIE
    1. Perception de la Magie
    2. Types de Sorcellerie

I. DIEUX ET RELIGION

« J’ai connu beaucoup de dieux. Celui qui les ignore est aussi aveugle que celui qui leur fait confiance ». – R.E. Howard.

Le monde hyborien n’a peut être pas été créé par les dieux. La chose reste nébuleuse et incertaine, mais le fait est que certaines entités parviennent à se manifester, parfois de manière terrible, et sont vénérées par de nombreuses personnes. Il y a une infinité de dieux dans l’univers de Conan, mais tous ne connaissent pas la même réussite auprès des croyants.

Il faut distinguer entre trois types de divinités lorsque l’on s’intéresse au panthéon hyborien, même si le terme de panthéon est mal choisi car certaines divinités se révèlent mutuellement exclusives. Il y a les grands dieux, comme Mitra et Set, pour ne citer qu’eux, qui sont adorés dans de nombreux pays. Viennent ensuite les dieux locaux, comme Crom, que l’on ne respecte qu’en Cimmérie. En dernier viennent les démons, qui peuvent être considérés comme des dieux car ils sont adorés de la même manière et peuvent se manifester par l’invocation.

Le cas de Mitra est un peu particulier, car ses prêtres prétendent qu’il est le seul véritable dieu. Ils considèrent donc toute autre forme d’adoration religieuse comme du paganisme et le répriment au moins par les mots. Ci-dessous, un bref descriptif des principales déités vous sera proposé.

Parmi les Æsir et les Vanir, Ymir le Géant de Givre est considéré comme le seigneur de la tempête et de la guerre ainsi que le chef des dieux. Des déités locales se font ensuite jour pour chaque tribu, allant des dieux du foyer jusqu’aux personnifications totémiques. La résidence d’Ymir s’appelle le Valhalla, un endroit sombre et enneigé où se réveillent les guerriers morts au combat. La fille d’Ymir, Atali, apparaît aux combattants mourants pour les mener vers le royaume de son père.

Les Cimmériens adorent un dieu rustre et sauvage appelé Crom, le Seigneur de la Grande Montagne, qui s’occupe finalement assez peu du cas des hommes. Il se contente d’insuffler dans l’esprit de ses fidèles le désir de survivre et de combattre. Les Cimmériens croient en une vie après la mort où leurs âmes erreront pour l’éternité dans le domaine gris de Crom.

Les Hyperboréens, à l’est, vénèrent une ancienne divinité appelée Bori tandis que les Pictes, à l’ouest de la Cimmérie, jurent par Jhebbal Sag, le « vieux dieu de la peur et des ténèbres », par le Serpent Fantôme et par Gullah, le dieu-gorille. Au contraire des Cimmériens, les Pictes n’ont aucune aversion pour les sacrifices humains, et leurs autels de pierre noire sont toujours humides du sang des hommes, des femmes et des enfants.

Dans les royaumes d’Aquilonie, d’Argos, d’Ophir, de Némédie et de Zingara, au sud du Nordheim et de la Cimmérie, le culte de Mitra est presque universel. Il ne souffre pas vraiment de la concurrence de religions comme celles d’Asura, d’Ibis, d’Ishtar et même, à un certain degré, de celle du dieu-sertpent stygien, Set.

A la différence des dieux sanguinaires du nord, Mitra est considéré comme un dieu bon. Le sacrifice sanglant est prohibé dans sa religion et les rites y sont emprunts de simplicité, de dignité et d’une certaine forme d’esthétique. Au contraire des cultes païens, les représentations de la divinité sont clairement des perceptions idéalisées du dieu, vouées à promouvoir la croyance et non à la recevoir directement.

Koth, qui vénérait autrefois Mitra, est peu à peu tombé sous la coupe de Shem et de la Stygie, et a abandonné la foi en Mitra, lui préférant les rites plus sensuels et imagés d’Ishtar, tout comme Khoraja et le Khauran. Zamora, d’un autre côté, n’a jamais accepté Mitra mais est un foyer accueillant pour quantité de cultes mineurs et de sectes diverses. Le plus notoire de ces autres dieux n’est autre que Bel, le mystérieux dieu des voleurs, emprunté aux Shémites de Shumir. Il y a aussi la terrifiante Yezud, la déesse-araignée, dont l’adoration est personnifiée par une tarentule géante sculptée dans de la pierre noire.

Le pays de Shem vénère également quantité de divinités, dont la plupart sont des déesses de la fertilité ou de l’agriculture. Chaque cité-état se place sous le protectorat d’un patron comme Bel ou Pteor, le dieu de la fertilité masculine et amant de la Déesse Mère, que l’on représente comme un homme à tête de taureau. Le culte de la Déesse Mère est d’une certaine manière celui de nombreuses divinités connues sous les noms d’Ashtoreth, de Derketo et d’Ishtar. Ce dernier en particulier est vénéré dans de riches temples et on y pratique volontiers le sacrifice humain et la fornication devant des idoles de marbre ou d’ivoire.

Les tribus du Désert Oriental vénèrent un démon, le Seigneur des Cieux Vides, Yog, pour ses intimes. Plus au sud, en Stygie, le dieu ophidien Set est l’amalgame des Anciens Dieux qui étaient adorés avant l’avènement de la race humaine et bien avant celui des royaumes hyboriens. A eux seuls, les sacrifices et obscénités proférés dans des temples souterrains ou dans les sinistres pyramides alignées le long du Styx sont porteurs de toute la crainte inspirée par le nom de Set dans le reste du continent. Plus loin à l’est, en Kosala, le culte de Yajur offre à sa sanglante divinité des strangulations alors qu’en Khitai, Yun semble être adoré de manière moins violente, en brûlant de l’encens, par exemple.


1. Dieux Hyboriens

Asura

La plupart des Vendhyans vénèrent Asura, son enseignement apprend que la vie n’est qu’illusion, et que la seule vérité finale vient après la mort, dans la lumière de l’âme. Le culte se dévoue à percer le voile d’illusion de la vie. La Doctrine d’Asura révèle que tous les êtres se réincarnent, et que le but de la vie est de payer une dette karmique envers l’âme.

Chaque acte mauvais étend la durée du cycle de réincarnation, tandis que chaque acte bienveillant le raccourcit. Ceux qui souffrent ne subissent que les conséquences de leurs vies antérieures. Il n’y a pas à s’apitoyer sur eux. Les prêtres d’Asura sont réputés pour leur efficacité à combattre tout ce qui relève de la sorcellerie.

La religion d’Asura est largement secrète, car la plupart des Hyboriens considère Asura comme un démon. Cependant son culte s’étend sur la plupart du monde depuis Vendhya, ses adorateurs se regroupant dans des caches secrètes au sein de la plupart des cités majeures. Ceci a bien évidemment contribué à leur mauvaise réputation. Les Aquiloniens croient qu’ils pratiquent des sacrifices humains, du cannibalisme et adorent les dieux-serpents, bien qu’aucun temple n’ait jamais été compromis dans de telles pratiques.

Les bateaux des pèlerins transportent leurs morts vers la mer, en descendant le fleuve Khorotas, en reconnaissance symbolique du lien originel avec l’eau. Le culte étend son influence sur toute la partie de l’Aquilonie au nord du fleuve Khorotas. Enfin, le culte dispose d’un réseau secret de communication et d’espionnage très performant.


Mitra

Mitra est le dieu principal des Hyboriens. C'est un dieu charitable, omniscient et informe, bien qu'il soit souvent décrit comme un homme grand et robuste, des yeux perçants, des cheveux bouclés, et une barbe imposante. Son symbole est le phoenix. Mitra n'accepte aucun sacrifice vivant, bien que le temple impose de larges taxes en argent et services.

Mitra est vénéré en Aquilonie, Argos, Corinthie, Némedie, Ophir et Zingara. D'après les coutumes de Mitra, chacun est appelé à une vie vertueuse. Ce sont les obligations de tous de suivre les préceptes de Mitra, ce qui inclus de dire la vérité, avoir de l'honneur, et être digne de confiance. Dans les préceptes de Mitra, dire un mensonge où trahir un ami sont des péchés capitaux.

Les prêtres de Mitra sont sujets à des règles encore plus strictes. Ils doivent rester célibataires, et s'abstenir de tout alcool où drogues.

Mitra est souvent vus comme le Défenseur, protégeant les Hyboriens de sorciers maléfiques, et plus particulièrement de son vieil ennemis : Le Dieu-serpent Set.



2. Dieux Stygiens

Ajujo

Aussi appelé Le sombre. C'étais un dieu de la Stygie du Sud et de la côte noire.


Derketa

Déesse de Shem, Kush, et Stygie. Derketa, considérée comme la pute de Set, est une déesse décadente et licencieuse servant de contrepoids au culte austère et strict de Set, le Grand Serpent. Son adoration était liée à l'amour et aux rituels charnels.


Harakht

Selon la doctrine de Set, le dieu faucon d’Harakht rôde au-dessus de la Stygie, observant tout ce qui se passe, et lorsque le soleil se couche à l’horizon, il vole vers Set et l’informe de tout ce qu’il a vu durant la journée écoulée.


Ibis

Ibis est un dieu inférieur Stygien, à l'opposé de Set. Les prêtes d'Ibis ont étés écartés de la Stygie il y a fort longtemps par les adorateurs du serpent Set.

Ibis est un dieu du savoir, de l'apprentissage et de la magie. Ses prêtres sont des savants, des sages, docteurs et Voyants. Ibis n'est pas généreux avec sa connaissance, mais il ne fais pas de secrets. Pour ceux qui travaillent longtemps avec dévotion dans la recherche et la science, il est une source fidèle d'informations. Ses adorateurs prétendent qu'Ibis est omniscient.

Il est dit qu'Ibis est le gardien de 3 livres dans lesquels sont écrit toute la connaissance. Ces livres sont enfermés au coeur d'une grande crypte.


Jhil

Un Dieu, où déesse qui accepte les sacrifices humains. Il étais vénéré en Stygie du sud.


Set

Set, l'ancien Dieu-serpent, maître des ténèbres et des bêtes qui chassent la nuit, Seigneur du désert rouge, et dirigeant des citées englouties et des étendues noires entre les étoiles. Parfois connus sous le nom de Yig, il dirige des hordes se serpents, et détruit des villes et les esprits des Hommes avec de violents vents hurlants.

Pendant plus d'un million d'années, Set fus vénéré par un peuple reptilien, dont l'empire s'étendais dans les jungles du continent Thurian avant les humains. C'étais un monde de dinosaures, anciens démons et sorcellerie dépassant tout ce que savent les hommes de nos jours. Des humains primitif, rien de plus que des singes, étaient gardés comme esclaves. C'est uniquement sur de lointains continents que ces humains restèrent libres, apprenant lentement l'usage d'outils primitifs, des premières lances et réalisant la transition de bête en homme.

Le règne de Set et des Reptiliens fus renversé par ces premiers humains, mais le culte a survécut dans les jungles. Les Reptiliens revinrent pour diriger les hommes à nouveau, sous le commandement du sorcier mort-vivant Thulsa-Doom, mais furent vaincus par le roi Kull de Valusia. Les Reptiliens furent de nouveau bannis dans les jungles du sud.

Puis, le cataclysme détruisit Valusia, et les 7 royaumes de Thuria. 5 000 ans plus tard, quand l'empire sombre d'Acheron et l'ancienne Stygie dominaient le monde, les autels de Set furent de nouveau couverts de sang des sacrifices. De nos jours, le culte de Set contrôle la Stygie, et a de nombreux avant-postes secrets dans le monde.

Les préceptes de Set sont difficiles et cachés dans de nombreuses couches de mysticisme. Généralement, le temple annonce que Set est le plus puissant des dieux, avocat des forts, dévorant les faibles, un puissant allié et un terrible ennemi et que le destin de l'humanité est de servir.

Le plus grand adversaire de Set est Mitra, le dieu des Hyboriens. D'après les prêtres, Mitra est peut-être aussi puissant que Set, mais manque de résolution pour utiliser son pouvoir pour diriger. Mitra est à jamais voué à l'échec, peu importe combien il réussit, Set n'a besoin que de réussir une seule fois.



3. Dieux Nordiques

Atali

Elle est la fille d'Ymir, est un esprit ayant pris la forme d'une magnifique jeune femme. Il est dit qu'elle use de ses charmes pour inciter les hommes blessés à la suivre dans des contrées sauvages, où ils succombent peu après à la fatigue, le visage dans la neige, ou périssent sous les coups des haches de ses frères géants.


Bori

L’Hyborée tire son nom de Bori, dieu primitif d’un panthéon vénéré par les peuples d’Hyborée bien avant l’arrivée du culte de Mitra. Aujourd’hui, bien que Mitra ait supplanté bon nombre d’autres dieux, il existe encore des cultes dédiés à Bori, comme notamment celui des Gundermens et des Hyperboréens. La plupart des Hyperboréens vénèrent encore Bori.

Leur isolement des autres peuplades les a mis à l’écart de l’évolution des autres religions et ils n’ont pas été particulièrement touchés par la croissance du culte de Mitra et le manque de tolérance religieuse qui lui est associé. Quant aux Gundermens (peuple du Gunderland, l’une des contrées nord de l’Aquilonie), un petit nombre d’entre eux a résisté à l’évolution des religions.

Bori, aussi appelé le Dieu Gris, est un dieu de sagesse et de guerre. Il apporte la victoire et reçoit les morts. C’est lui qui terrassa Ymir et ses géants de glace et permit aux peuples Hyboriens de migrer vers le sud. Historiquement, Bori (aussi orthographié Borri) serait le grand chef d’un peuple du Nord à l’origine des Hyboris, les ancêtres des peuples Hyboriens.

Il aurait vécu bien avant le roi qui les conduisit vers le nord au jour du Grand Cataclysme, repoussant les singes blancs et leur permettant de se faire une place dans le paysage nordique inhospitalier. Mais de ce chef, il ne reste que de vagues souvenirs déformés par le mythe. Il commande à des vierges guerrières qui chevauchent des pégases et viennent chercher les âmes des guerriers morts au combat. On dit que tous les neuf ans, en l’honneur de la défaite d’Ymir, les adorateurs de Bori d’Hyperborée offrent à leur dieu des sacrifices humains.

Des centaines de prisonniers et d’esclaves seraient tués puis pendus aux arbres pour lui faire honneur. Mais bien de fausses rumeurs et autres histoires abracadabrantes au sujet des Hyperboréens et de leurs us et coutumes atteignent les habitants d’Hyborée et celle-ci pourrait n’être qu’une autre histoire destinée à entretenir le mystère et la peur des habitants du Nord.

Des sacrifices d’animaux seraient plus régulièrement pratiqués, le pénis des bêtes étant ensuite offert aux femmes pour qu’elles l’utilisent pour pratiquer des rites de fertilité. La viande des animaux est cuisinée et le sang est répandu sur des statues de Bori, les murs des maisons et les pratiquants eux-mêmes. Les habitants des villages se réunissent ensuite pour un grand festin en l’honneur de Bori et des esprits où la bière coule à flot. On trinque à Bori puis aux esprits des morts jusqu’à la complète ivresse, état dans lequel les Boriens pensent être emplis de la puissance des dieux et des esprits.

On dit aussi que durant les années de famine les chefs sont sacrifiés à Bori parce que la responsabilité du désastre leur incombe. On lui sacrifie également des prisonniers de guerre et les morts au combat s’en vont le rejoindre.


Ymir

Les Aesirs et Vanirs vénèrent Ymir, le Roi Géant des Glaces. Celui-ci règne sur le Valhalla, le royaume de l’après vie fait de grands halls creusés dans la glace où les morts passent l’éternité à boire, se battre et s’accoupler. Ymir représente la terre pour les deux peuples du Nordheim, les Aesirs et les Vanirs, dont la culture est a priori similaire. Les deux peuples ne se font donc pas la guerre pour des questions d’idéologie mais parce qu’il en a été ainsi depuis des siècles.

Le combat fait intimement partie de leur vie sociale et de leur économie, même de leur religion puisque l’on ne vénère pas mieux Ymir qu’en se battant le jour avant de chanter et boire le soir. Boire est d’ailleurs considéré comme une activité tout aussi religieuse puisque l’on dit qu’il n’est pas possible d’entrer en contact avec Ymir sans avoir consommé une quantité d’alcool suffisante pour perdre conscience.

La vie des Nordheimers est rude mais les deux peuples nordiques mordent dedans à pleines dents. Pour la commun du peuple, l’éternité sera passée au service des guerriers qui, eux, se battront et festoieront éternellement dans les plains enneigées et les salles du Valhalla. Ymir est le dieu originel pour les Aesirs et les Vanirs et apparaît de manière proéminente dès les mythes de la création. On dit qu’il a été le premier être vivant, créé de la glace en train de fondre juste avant la vache originelle, Audhumla.

Il fut nourri au pis d’Audhumla et son corps engendra les premiers humains, un homme et une femme nés de la sueur de son aisselle gauche, qui sont les ancêtres des Vanirs et des Aesirs.

Les maigres informations transmises en Hyborée au sujet de la religion du Nordheim parlent également d’Atali, fille d’Ymir, enchanteresse qui est connue pour attirer les blessés hors des champs de bataille pour les perdre dans la glace et les amener à ses frères (s’ils ne meurent pas avant). La légende dit que ceux-ci tuent les malheureux qui parviennent à suivre leur sœur afin d’en porter le cœur encore chaud sur la table d’ Ymir, en revanche elle guide les braves tombés pendant la bataille jusqu’au royaume de son père.



4. Dieux Shemites

Anu

Il est le dieu du ciel, adoré dans tout Shem. On dit qu’il prend la forme d’un taureau, expliquant pourquoi ceux-ci lui sont sacrifiés. Anu est le dieu créateur de l’humanité et des dieux. Cependant, il n’est pas aussi populaire qu’Ishtar ou Adonis.

Anu est considéré par ses adorateurs comme plus distant des problèmes quotidiens de l’humanité. Dans le désert, il est prié pour diminuer la douleur du soleil implacable, tandis que dans les prairies, il est invoqué pour faire tomber la pluie en période de sécheresse.


Astoreth

C’est la première servante et suivante d’Ishtar, elle symbolise la pureté, la chasteté et le renouveau printanier. Les prêtresses d’Asthoreth sont toutes vierges et doivent le rester sous peine de perdre leurs pouvoirs.


Derketa

Déesse de la fertilité et de la luxure originellement adorée à Shem, Derketo peut être retrouvée dans les panthéons de beaucoup de royaumes du sud, et en particulier la Stygie et Kush. En Stygie, Derketo est une déesse décadente et licencieuse, servant de contrepoids au culte austère et strict de Set, le Grand Serpent.

Pratiquement toutes les villes Stygiennes contiennent un grand temple dédiée à la déesse, où les jeunes filles sont initiées aux mystères érotiques de Derketo. Les Initiées de Derketo servent en général de courtisanes aux nobles Stygiens et aux hauts-prêtres, alors que les prêtresses pratiquent les arts du plaisir avec certains dévots en échange d'une contribution au culte.

Les suivants de la déesse célèbrent les solstices et les équinoxes avec de grandes orgies furieuses noyées dans le vin, invoquant la faculté à donner la vie de Derketo. Bien que les archi-prêtres de Set méprisent les rituels vulgaires du temple, et que certains voudraient plus que tout au monde voir cette religion chassée hors du royaume, ils savent que les familles de nobles et la classe marchande ne le permettront jamais. Le symbole de Derketo est le poisson, représentant ses pouvoirs de fertilité et de vie, Et à Shem elle est fréquemment associée à la rivière de la vie, le Styx.

Cependant, A Kush, elle est vénérée comme Derketa, la malveillante Reine des Morts.



Ishtar

Déesse bienfaisante, alliée de Mitra, la déesse aux seins d’ivoire de Koth, Shem, Khauran et de l’Est en général. Il semble que la déesse de Punt soit Ishtar. Dans la mythologie shémite, Ishtar est la fille d’Anu et donc la reine du paradis, la déesse ailée de la fertilité et de la guerre. Elle est la compagne de Ptéor.

Elle occupe une place importante dans de nombreuses régions, supplantant les autres dieux. Ses rites sont de nature orgiastique, mais pas aussi endiablés que ceux du culte de Derketo. Ses adorateurs sont plus langoureux dans leurs festivités. Astoreth, la servante d’Ishtar, incarne la chasteté et la pureté.


Pteor

La religion shémite est fondée sur le mythe du dieu mâle du ciel connu sous le nom de Ptéor mais aussi sous celui d’Adonis et sur la cour qu’il faisait à la Terre Mère : Isthar. Ce mythe constitue la pierre d’angle de la croyance shémite. Il est considéré comme le dieu de la fertilité et de la végétation.


C’est pourquoi il est important pour les Shémites des plaines. Il fut tué lors d’une chasse, mais Ishtar alla en enfer pour le ramener. Depuis, il est condamné à passer 6 mois en enfer chaque année. Dans les prairies de Shem, ce retour est célébré par les grands festivals du printemps, où les prêtres de Ptéor se présentent nus en se tailladant le corps pour faire couler leur sang sur le sol nouvellement régénéré.

Pour les Shémites du désert, Ptéor est plus le dieu de la fertilité « personnelle », et ils se souviennent de l’amour qu’il porte à Ishtar plutôt que du printemps.



5. Dieux des Royaumes Noirs

Derketa

A Kush, elle est vénérée comme Derketa, la malveillante Reine des Morts.


Gullah

Aussi appelé Jullah dans les Royaumes Noirs, le dieu gorille fils de Jhebbal Sag, est vénéré par les Pictes et par les roturiers de Kush. On sait peu de choses du culte de Gullah, à cause du trop petit nombre de savants théologiens admis dans les temples qui lui sont dédiés, mais ce dieu demande d’occasionnels sacrifices humains et son temple est orné des crânes de ses victimes.


Hanuman

L’un des cultes animaux le plus « civilisé ». Le dieu singe adoré à Zamboula. Les prêtres d’Hanuman sont plus craints qu’appréciés mais le culte du dieu singe conserve sa suprématie à Zamboula. L’un des rituels les plus étranges qui y soit attaché est la danse des cobras qui consiste à faire évoluer une jeune fille parmi quatre cobras vivants.

Elle doit esquiver les crochets de ces bêtes jusqu’à ce que, inévitablement, elle ressente une certaine fatigue et s’écroule au sol vers une mort certaine.


Jhebbal Sag

C’est la déité Picte et Kushite la plus vénérée. Maître des bêtes. Selon la légende, tous les animaux, y compris l’homme, ont un jour adoré Jhebbal Sag. A présent la plupart l’ont oublié et seuls les animaux les plus volumineux, les plus intelligents et ceux qui font preuve d’une force supérieure se souviennent de ces jours anciens. Ceux qui possèdent un tel souvenir sont toutefois liés les uns aux autres et peuvent être contrôlés par un serviteur de Jhebbal Sag. Il commande tous les dieux animaux.



Jhil

Jhil est un autre fils de Jhebbal Sag et il prend la forme d'un corbeau. C'est un dieu sanguinaire qui réclame que des hommes et des demmes soient fouettées jusqu'au sang sur son autel.



6. Autres Dieux

Ahriman

Le Grand Ahriman est le Seigneur de la Destruction, l'exterminateur de Mondes.

Plus ancien et plus maléfique que le serpent, Arhiman fût chassé de notre univers par les rois-dieux de Stygie, avec le pouvoir du dieu Set. Partout, les temples de ce terrible dieu furent détruits et son clergé anéanti. Ahriman est l'ennemi de tous, dieux et hommes confondus. Il est la négation de la vie.


Bel

Bel, l'Inconnu, le Dieu Masqué, dieu des voleurs. Son culte est pratiqué un peu partout mais les nomades Zuagirs ainsi que les voleurs d'Asgalun évoquent ses exploits pour justifier leurs méfaits en avançant que Bel bénit les actions scélérates. Cet ancien dieu déchu est donc aujourd’hui considéré comme le dieu des voleurs et autres coupe-jarret dans le royaume de Zamora.

C’est un dieu mineur du panthéon shémite. D'après les légendes, du temps des Anciens Dieux, Bel mit en œuvre ses sombres pouvoirs afin de lever une armée de voleurs morts-vivants dans le but de pervertir chacune des nations. Le peuple de Shem, en proie au désespoir, fit appel à la déesse Astoreth. Il s'en suivit une bataille au cours de laquelle la déesse parvint à trancher les six bras du Dieu Masqué qui dût se retirer dans le royaume que l'on connaît aujourd'hui sous le nom de Zamora.

Des statues et des amulettes représentent Bel sous la forme d'un nain trapu au visage grimaçant, d'un homme-éléphant à six bras ou encore d'une créature mi-humaine mi panthère dont le visage est recouvert d'un masque noir.


Crom

Crom, le sombre seigneur des monts vis au sommet d'une montagne, envoyant mort et damnation, se préoccupant peu des Hommes que pour insuffler dans l'âme humaine le pouvoir de détruire et tuer. Il est le dieu des Cimmériens.

Les Cimmériens croient en une sombre vie après la mort, où les âmes des défunts errent sans but dans le royaume gris de Crom. Il est inutile d'appeler Crom à l'aide car c'est un dieu sombre, sauvage, et il déteste les faibles.


Dagoth

Dagoth est un démon maléfique mais endormi, prié dans le royaume de Zamora. Il est dit qu’à son réveil il détruira le monde et récompensera ses fidèles.


Erlik

Erlik, le Seigneur des Flammes, est un dieu de Pathenia, en Hyrkanie du Nord. Selon ses caractéristiques, il devrait être considéré comme une déité mineure mais il fut suivi dans ses principes par un prophète connu sous le nom de Tarim-le-Vivant.

Tarim étendit l'influence du culte d'Erlik jusqu'à un groupe de tribus hyrkaniennes qui, par l'intensité de leur ferveur religieuse, fondèrent l'empire turanien. Erlik est un dieu sévère, qui croit en la maîtrise de l'âme par les épreuves et par les privations.

Ses préceptes, tels qu'ils ont été révélés par Tarim, interdisent la pratique de la fornication, la consommation d'alcool et l'usure. Cependant, même ses prêtres ignorent ces interdits.


Zath

Zath est un dieu araignée dont le culte est courant dans le royaume de Zamora. Ses fidèles croient que le grand dieu araignée marchera un jour sur terre et préparent donc sa venue. Ses temples principaux dominent la cité de Yezud.

Ils ont une imposante statue de pierre en forme d’araignée en leur centre. Des danseuses vierges sacrées portant des colliers de perles de jade exécutent des danses rituelles autour de cette étrange idole. Ses adorateurs pensent qu’il parcourt le monde et qu’il doit être servi par l’humanité. Les prêtres de Zath ne boivent pas et ne forniquent pas.

Des rumeurs courent sur l’existence de cavernes au sein des temples, où des araignées géantes vivent, nourries par les prêtres, soit avec du bétail, soit avec des humains.



II. LA SORCELLERIE

1. Perception de la Magie

La perception de la magie dans le monde hyborien ne peut être considérée comme une constante. Dans certains pays, l’Art est globalement accepté. A tout le moins est-il respecté et ses pratiquants secrètement enviés. En Stygie et en Hyrkanie, les Arts Noirs ne se terminent pas souvent sur des bûchers.

Partout ailleurs, c’est à la fois une question de bon sens et de civilisation. La magie sert rarement des causes louables et ses pratiquants sont le plus souvent des égoïstes qui ne rêvent que de pouvoir à une autre échelle que celle des hommes.

Bien souvent, un sorcier se montrera distant et préférera la solitude d’un château ou d’une vieille tour pour pratiquer ses rites, loin des regards inquisiteurs. Pourtant, certains dirigeants ont recours aux services des magiciens.

Pour eux, le calcul est simple: autant mettre toutes les chances de leur côté et compter sur quelqu’un qui peut lire dans les étoiles. Cependant, les monarques du monde hyborien ne sont pas tous naïfs et ils paieront souvent grassement des hommes de confiance pour surveiller les faits et gestes des sorciers.

La quête d’un savoir occulte change souvent profondément la personnalité des pratiquants, transformant de jeunes idéalistes en misanthropes égocentriques. Les sacrifices sont grands pour arriver à un certain niveau de pouvoir et si le physique ne se dégrade pas de manière terrifiante, c’est l’esprit qui devient plus sombre que le gouffre de l’espace. Il arrive cependant que les deux se produisent à grande échelle. Ceci explique sans doute pourquoi peu de gens apprécient les magiciens dans le monde hyborien.

Dans certaines régions, toute démonstration de savoir occulte équivaut à une condamnation à mort ou à l’exil dans le meilleur des cas. Les sorciers eux-mêmes parlent de jalousie, mais c’est plutôt de crainte dont il est question. Une crainte sourde et infantile mais également une certaine forme d’instinct de survie.

2. Types de Sorcellerie

La magie du monde de Conan est chose mystérieuse et dangereuse. Pourtant, nombreux sont ceux qui empreintent les chemins difficiles des arcanes, assoiffés de connaissances impies et de savoir occulte autant que de pouvoir.

Bien que certains mages soutiennent que la magie est volonté et concentration, le fait est que la puissance magique également être acquise en passant un pacte avec certaines entités surnaturelles issues de mondes extérieurs au nôtre.

La magie est affaire d’études souvent longues et fastidieuses ; certaines connaissances ne s’acquièrent qu’après un déchiffrement difficile, comme en témoignent les tablettes de Skelos, œuvre mythique laissée par les civilisations préhumaines d’avant le Grand Cataclysme. Ainsi, au terme d’une lecture éprouvante et d’années d’études, le mage peut enfin espérer tirer un avantage de son art.

Les rituels et les sortilèges inscrits sur les parchemins poussièreux de l’antique Stygie ou les tablettes de pierre des cités en ruines permettent d’invoquer des êtres surnaturels, parfois divins, parfois démoniaques, et de signer un pacte avec eux ; en échange de sacrifices ou d’âmes, certaines entités des mondes extérieures offrent à l’invocateur un certain pouvoir.

Ainsi est la magie du monde hyborien, le souvenir d’une puissance perdue et le fruit d’études et de sacrifices terribles. On ne s’étonne donc pas que si les candidats à la puissance magie sont légions, bien peu arrivent à un niveau de maîtrise suffisant et beaucoup sont victimes de leur propre pouvoir.

LA MAGIE DE SETH

L’antique Stygie et ses tombeaux obscurs cachent d’ignobles secrets et d’occultes connaissances. Afin d’accéder à ces mystérieuses arcanes, le mage devra se consacrer au culte du dieu serpent Seth, détenteur des noirs secrets des temps anciens Ce culte devra être secret mais quotidien.

Seth demande sacrifices et prières régulières. Les sacrifices devront être de chair et de sang (animaux tels une colombe, un chiot ou un jeune chat mais aussi dans certains cas un être humain). A l’issue de ce culte, le mage recevra des pouvoirs. La magie de Seth est axée sur la destruction, la dissimulation et l’avilissement sous maintes formes... bref, de la magie Noire.

LA MAGIE DE MITRA

Mitra est une divinité hyborienne bienveillante. Elle donne sagesse et sérénité à ses adorateurs. Sa magie est bénéfique et dans le panthéon hyborien, Mitra est opposé à Seth.

Le mage (ou plutôt le prêtre) de Mitra devra, à l’instar des autres religions, lui vouer un culte et consacré au moins une heure de son temps à la méditation et la prière. Le savoir de Mitra n’est pas occulte. C’est une magie simple et bénéfique.

Bref c’est la magie Blanche dans sa plus pure expression avec des sorts de protections, de guérison, des bénédictions, et bien sur des sorts de protection contre le Mal...